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Lancement du rapport SADR 2016: Mieux reconstruire

Lancement officiel du rapport SADR 2016 durant l'atelier regional GNDR au Népal Nisha Shrestha

Le réseau Duryog Nyvaran, membre de GNDR, est dédié à la recherche, à la formation, et au plaidoyer tout en étant engagé dans la lutte contre les catastrophes en Asie du Sud. l'organisation a présenté son rapport "South Asia Disaster Report 2016", Rapport sur les catastrophes en Asie du Sud (SADR pour le sigle en anglais) lors de l’atelier régional pour la région, Asie du Sud, organisé par NSET à Katmandou le 21 décembre 2017.

L’Asie du Sud est l’une des régions du monde les plus exposées aux catastrophes. En 2015, la région représentait 64 % du total des décès causés par des catastrophes naturelles. La région enregistre régulièrement le plus grand nombre de vies et de biens perdus, à l'origine de grands défis socio-économiques pour tous les pays qui la constituent.

Le Rapport SADR (South Asia Disaster Report en anglais) est l’un des rapports clés édité par Duryog Nivaran, réseau dédié à la recherche, à la formation et au plaidoyer et engagé dans la lutte pour la réduction des catastrophes en Asie du Sud. Publié avec le soutien financier de Christian Aid, le rapport SADR 2016 a été produit en collaboration avec l’association Practical Action Népal et avec d’autres particuliers et organismes membres. Le rapport SADR 2016 présente les enseignements tirés de la région et examine de manière réaliste les principes du « Reconstruire en mieux » (REM - Building Back Better en anglis) pour s’attaquer aux facteurs sous-jacents et aux faiblesses structurelles qui sont à l’origine de la création des risques. Il met en évidence le rôle essentiel des organisations de la société civile, des citoyens et des autorités locales et nationales dans une meilleure reconstruction après des catastrophes afin de garantir la résilience des communautés.

Reconstruire en mieux (REM)

Publié tous les deux ans (avec des exceptions), le rapport se concentre habituellement sur un thème lié à la gestion des catastrophes. Pour l’édition 2016, Duryog Nivaran a choisi pour thème « Reconstruire en mieux », qui est l’une des quatre « Actions prioritaires » du Cadre de Sendai pour la Réduction des risques de catastrophe (SFDRR, sigle en anglais) et qui met l’accent sur :

L’amélioration de la préparation aux catastrophes pour y répondre efficacement et « Reconstruire en mieux » dans la phase de relèvement, de réhabilitation et de reconstruction.

SADR 2016 donne un aperçu des meilleures pratiques mises en œuvre dans les pays de l'Asie du Sud en adoptant une approche holistique de Reconstruction en mieux, et offre également des pistes d’amélioration pour l’implémentation de stratégies de réduction des risques de catastrophes. L’approche REM permet de remettre en question l’élaboration des politiques de RRC (Réduction des Risques de Catastrophes) face à l’expérience concrète d’une implémentation sur le terrain.

Les études de cas relatifs à l’approche REM présentées dans le rapport couvrent 5 pays cibles de la région, elles détaillent les principales catastrophes auxquelles ces pays ont fait face ces dernières années:

• Népal : séisme de Gorkha en 2015.
• Inde : inondations de Uttarakhand, cyclones Phailin et Hudhud en 2013.
• Bangladesh : cyclone Sidr en 2007 et cyclone Aila en 2009.
• Pakistan : inondations durant la mousson en 2012 et 2013.
• Sri Lanka : séisme de Meeriyabedda en 2014. Cette étude de cas régionale présente également les risques pour le patrimoine culturel.

Développer une base de connaissances

« Développer une base de connaissances au niveau national et communautaire est notre objectif principal, tout en visant à démontrer que les recommandations REM données par le Cadre de Sendai seront pérennes face aux aspects institutionnels, aux ressources et aux capacités dans le contexte de l’Asie du Sud » insiste Muhammad Taher, un des fondateurs de Duryog Nivaran et membre de son Comité directeur. Il ajoute que le rapport n’est pas une évaluation ou un examen des travaux ou des politiques, mais une réflexion collaborative sur ce qui fonctionne et ce pourrait mieux fonctionner.

SADR 2016 met en évidence les impacts des programmes communautaires de résilience en se basant sur des éléments de recherche empiriques pour analyser les performances du système. Le rapport est conçu comme un moyen d’intégrer les cadres internationaux de RRC et de mieux comprendre les moyens les plus efficaces de mise en œuvre de REM, en conformité avec les réalités locales et celles des communautés vulnérables.

Le rapport analyse les avantages de l’approche REM mais, surtout, comment cette approche peut être effectivement appliquée. Reconstruire en mieux pendant la phase de relèvement, de réhabilitation et de reconstruction suppose une approche holistique qui implique tous les intervenants. Comme l’explique M. Taher, « la pérennité, qui est l’un des bénéfices des interventions, est souvent ignorée durant la phase de reconstruction. C’est malheureusement souvent le problème des programmes et stratégies de gestion des catastrophes ». Il y a un besoin accru de changement structurel dans les domaines des transformations institutionnelles, économiques, sociales et de gouvernance si on vise à réduire les risques de catastrophes.

Le rapport souligne l’importance d’un modèle de développement plus inclusif n'excluant aucun des groupes de population les plus vulnérables. Une approche complète de REM s’attaque à la réduction de la pauvreté et à l’injustice sociale, et favorise ainsi un développement durable qui permet aux pays, régions et communautés d’évaluer leur vulnérabilité face aux catastrophes et s’y préparer durablement en reconstruisant mieux. Jusqu'à présent, les principes de « Reconstruire en mieux » sont efficaces en Asie du Sud, mais nous devons rester vigilants car certains aspects peuvent être améliorés. Par exemple, nous devons éliminer les stéréotypes qui considèrent les femmes comme des victimes plutôt que de potentiels partenaires actives dans la RRC, et identifier comment l’approche REM post-catastrophes peut être differente en terme de défis et d'opportunités en comparaisant à l'approche utilisée dans des situations post-conflits », conclut Taher.

Les études de cas illustrent le rôle de leadership souvent assumé par les femmes en cas de catastrophes. La sécurité alimentaire est un autre point dont les décideurs doivent tenir compte, la question étant cruciale pour réduire la vulnérabilité des communautés de l'Asie du Sud.

Selon le rapport SADR 2016, il est essentiel que les décideurs comprennent les réalités locales avant même d’adopter les cadres de RRC.

L’approche REM permet de garantir une préparation institutionnelle appropriée. « Le recours à l’approche REM doit être intensifié dans la région de l’Asie du Sud ; il est temps de regarder vers l’avant », conclut M. Taher.

Pour plus d’informations sur le rapport et sur les activités de Duryog Nivaran, veuillez prendre contact avec M. Taher Muhammad, co-fondateur et membre du Comité directeur de Duryog Nivaran : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Téléchargements et liens

  • 2016 South Asia Disaster Report (SADR): [ENGLISH]
  • Site web de Duryog Nivaran

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