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Plateforme régionale pour la Réduction des Risques, Amériques

Participants à la Plateforme régionale pour la RRC en Amériques Mave Bastias

Emma Kerr, Manager du développement du réseau GNDR partage dans cet article sa revue de la sixième Plateforme régionales pour les Amériques. 

C’est une journée chaude et humide dans les rues de Cartagena (Colombie), et les rues bourdonnent de vendeurs à la sauvette proposant chapeaux et peintures aux touristes et les transportant à cheval ou en charrette vers le bas des rues pavées du site, patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais dans les salles climatisées du centre de conférence de Carthagène, une autre agitation se décèle:  la 6e plate-forme régionale de UNISDR portant sur la Réduction des Risques de Catastrophes pour la région Amérique Latine et Caraïbes (ALC), une des plateformes régionale où la société civile est au centre de la scène.

La plateforme débuta Mardi avec un atelier dédié à la société civile organisé par GNDR, qui a vu des acteurs de toute la région se réunir venus de l’Argentine au Mexique. Cette réunion a permis de débattre des axes de collaboration visant à développer le projet IMPACT (Inclusion, Suivi, Plans d'action, et Transparence en anglais ) de la société civile et d’aborder les points qu'ils souhaiteraient partagésdurant la Plate-forme. Les participants ont debattus des contributons des ONG et des OSC à la pérennité de la gestion à base communautaire des risques de catastrophe et ont proposé de définir des actions pour plus d’IMPACT (Inclusion, surveillance, des Plans d’Action et Transparence) dans ces efforts de collaboration durant les deux prochaines années. Cela  a permis à la société civile de participer à la plate-forme et de parler d’une voix unie, quant à l’importance de s’engager auprès des communautés locales dans la mise en oeuvre du cadre de Sendai.

Lorenzo Mota de Servicio Social de Iglesias Dominicanas en République dominicaine a commenté, « le Forum de la société civile et la 6e plate-forme ont été des moments significatifs et importants, fruit d’un processus participatif mené par GNDR, ayant une grande valeur pour nos réseaux... les dirigeants locaux y ont participé directement en partageant leurs voix, les connaissances et les expériences, notamment lors de décisions cruciales concernant leur vie. »

A la suite du Forum de la société civile, la plate-forme régionale débuta officiellement le Mercredi et fut introduite par le Président, Juan Manuel Santos, qui a établi une référence spécifique à la relation entre la RRC et les conflits, un thème particulièrement pertinent, celle-ci faite seulement deux jours après les résultats des élections colombiennes, qui menacent de mettre en péril l’accord de paix du pays. De nombreux forums parallèles ont eu lieu, mais sans aucun doute la plus engageante fut la session 5 sur « la participation de la société civile dans ls mise en oeuvre et le suivi du cadre de Sendai ». Rompant avec la convention et du protocole, la session (organisée par GNDR et la Croix-Rouge colombienne) porta les leaders communautaires au-devant de la scène et  permis aux délégués d’exposer tour à tour une série d’ « expériences », durant laquelle ces leaders communautaires ont pu décrire l’impact des catastrophes dans leurs quartiers et de quelle manière ils y faisaient face. Neri Gomez du Pérou, par exemple, a mis en évidence les difficultés rencontrées dans la communauté de San Juan de Lurigancho, où dans une petite maison avec peu de place, vivent 5 à 6 personnes, dans une zone à haut risque de tremblements de terre. Ces maisons sont construites en pierre, empilées sans ciment, les bâtiments construits courant un risque élevé d’effondrement – y compris le bâtiment scolaire, construit au bas de la montagne. Un niveau élevé d’immigration, le manque d’accès à des services telle que l’eau courante et  la déforestation s’ajoutent aux vulnérabilités de la communauté. D’autres dirigeants communautaires de la communauté autochtone Wayuu de la Guajira, le long de la côte de la Colombie et de El Arenal à Zacapa (Guatemala), ont également souligné les dangers auxquels ils sont confrontés et les mesures qu’ils prenaient pour y remédier.

Les membres du réseau GNDR ont pris part à un certain nombre de sessions au cours de la plate-forme, y compris une pièce de théâtre qui met en évidence les contributions des personnes handicapées dans les RRC, et également des jeunes tels que Francisco Pereira dont l’organisation "Young Leaders in Esmeraldas" (jeunes leaders à Esmeraldas) en Équateur, vise à lutter contre la discrimination et la xénophobie, parmi les problèmatiques abordées, au premier plan des présentations "IGNITE" (adresses de courtes durées visant à présenter une problèmatique particulière). En outre, la Coordonnatrice du Développement Régional de GNDR, Mave Bastias, eut l'opportunité de déjeuner avec Mami Mizutori, responsable de l'agence onusienne SIPC (UNISDR en anglais) , accompagnés par des membres de GNDR et  elle fut invitée à lire la déclaration de la société civile à la réunion ministérielle de l'UNISDR.

Vendredi, dernier jour de la Conférence, les délégués eurent des difficultés à obtenir une place dans une salle comble venue assistée à la session 18 intitulée « Leadership Local et Résilience communautaire », conduite par la La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et dirigée par GNDR via son partenaire RET International,  les dirigeants des communautés locales de la République dominicaine, du Nicaragua et du Chili y présenterent leurs expériences. Par la suite, les délégués formèrent des groupes de discussions afin d'aborder les enjeux de l'intégration des leaders des communautés locales dans les plans d’action nationaux en RRC, et de la manière d'y répondre. Don Manuel Aguilar, un membre d’une communauté de pêcheurs dans le sud du Chili, a déclaré que "pour moi [sa participation à la plateforme régionale] la plate-forme constituait la reconnaissance du combat décennie qu’il fallait maintenir concernant l’annexion et la privatisation de la mer Chilote. Cela signale également selon moi que les pêcheurs, ceux qui vivent des produits de la mer comme les algues, ainsi que les travailleurs, devraient être représentés dans la même proportion que les membres d’ONG dans le cadre de ces événements pour plus d'équité et de justice".

La Conférence touchant à sa fin, le soleil se couche sur une mer étincelante; et les délégués se réunissent pour un dernier cocktail au rhum dans les bars disséminés au sein de la vieille ville, donnant sur la baie. Cela donne l’impression qu’il y a quelque chose à véritablement célébré ici : comme jamais auparavant, les voix des communautés latino-américaines ont été entendues par les dirigeants de la région, et la société civile a été galvanisée. Les efforts et le role crucial des activités des OSC ont été reconnus par SIPC et comme deas acteurs incontournables du développement et des processus établis en RRC. Trinquons à cela !

Pour plus d'informations, prière de ocntacter Emma Kerr: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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