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Pakistan : Renforcer la résilience, sauver des vies
Grâce à des décennies d'investissements soutenus, AKAH a amélioré la résilience de plus de 943 000 personnes au Pakistan.
ORGANISATION
Agence Aga Khan pour l'habitat du Pakistan
LIEU
Gilgit-Baltistan, Chitral, Khyber Pakhtunkhwa, Sindh, Punjab et 845 localités dans tout le pays - Pakistan
Définir le contexte
Le Pakistan est fortement exposé aux risques naturels, notamment aux inondations, aux glissements de terrain, aux tremblements de terre et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les communautés vivant dans les régions exposées aux aléas naturels ont toujours été confrontées à des pertes répétées en vies humaines, en moyens de subsistance et en biens, en raison d'un sous-investissement dans la résilience et d'une réponse réactive aux catastrophes.
Les catastrophes ne sont jamais naturelles - elles sont le résultat de choix et de systèmes qui ne préparent pas les communautés aux risques. Consciente de ce fait, l'Agence Aga Khan pour l'habitat du Pakistan (AKAH) a adopté une approche à long terme, dirigée par les communautés, afin de réduire la vulnérabilité, de protéger les vies et de veiller à ce que les communautés soient prêtes à faire face aux risques futurs.
L'approche : Une préparation centrée sur la communauté
L'AKAH commence par des évaluations de la vulnérabilité aux aléas et des risques (HVRA) dans les communautés, combinant l'analyse scientifique avec les connaissances locales pour identifier les risques et informer les interventions. Sur la base de ces évaluations, des équipes communautaires d'intervention d'urgence et des équipes spécialisées de recherche et de sauvetage sont mises en place, avec une participation de 50 % de femmes, afin de promouvoir une gestion inclusive des catastrophes.
Les communautés sont équipées de stocks d'urgence (345 sites) et d'héliports pour un accès rapide dans les zones reculées. La formation sur les systèmes d'alerte précoce, les stations météorologiques automatisées et les postes de surveillance météorologique, ainsi que les exercices d'urgence et les mesures d'atténuation basées sur la nature (murs de maçonnerie en pierre, structures d'enrochement, plantations), renforcent encore la préparation. Les ERVH guident également les décisions d'aménagement du territoire et de développement tenant compte des risques, en veillant à ce que les investissements dans les infrastructures soient alignés sur les priorités de résilience.
Impact sur la vie des gens
Le travail de l'AKAH garantit qu'en cas de catastrophe, les communautés peuvent réagir efficacement et se rétablir rapidement :
- Plus de 35 000 volontaires formés sont prêts à se mobiliser en cas de crise, pour assurer une évacuation rapide, une réponse d'urgence et la continuité des fonctions communautaires.
- Plus de 1 000 familles ont reçu des maisons préfabriquées ou permanentes, et plus de 250 structures ont été remises en état pour des raisons de sécurité.
- 1 419 écoles et 18 491 comités protègent désormais plus de 400 000 élèves et 3 000 membres du personnel grâce à des infrastructures plus sûres et à des programmes de préparation.
- Lors des récentes inondations dues à la mousson, les régions soutenues par l'AKAH dans le Gilgit-Baltistan et le Chitral ont subi des pertes humaines minimes, alors que les régions voisines non soutenues par l'AKAH ont subi de graves destructions.
Enseignements et perspectives
L'AKAH démontre que la résilience est plus efficace lorsque les communautés locales prennent l'initiative. L'intégration de la science, de l'égalité des sexes, des connaissances locales et de la planification anticipée permet de réduire les pertes dues aux catastrophes et de renforcer les communautés.
Le programme met en évidence la conviction fondamentale du GNDR : la société civile est essentielle pour traduire le financement des risques de catastrophe en actions, pour relier les institutions et les ressources aux plus vulnérables et pour assurer la durabilité à long terme.
Regarder vers l'avenir : appel à l'action
Grâce à des décennies d'investissements soutenus, AKAH a renforcé la résilience de plus de 943 000 personnes au Pakistan. Son modèle illustre le fait qu'investir dans la réduction proactive des risques de catastrophes permet de sauver des vies, de protéger les moyens de subsistance et de renforcer les systèmes.
Pour réduire les pertes futures au niveau national, les gouvernements, les donateurs et les institutions financières doivent donner la priorité au financement de la résilience et soutenir les initiatives communautaires telles que celle d'AKAH. Le financement des risques de catastrophes est plus efficace lorsqu'il renforce la société civile, en veillant à ce que les connaissances, les capacités et le leadership local soient au cœur de la préparation.
En cette Journée internationale de la réduction des risques de catastrophe, le GNDR appelle les gouvernements, les bailleurs de fonds, le secteur privé et les institutions financières à donner la priorité au financement de la résilience, et pas seulement au financement des catastrophes lorsqu'elles surviennent.
Toutes les photos : Agence Aga Khan pour l'habitat